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Découverte du Nord du Vietnam

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Us et coutumes

Le Vietnam compte 54 ethnies, possédant chacune leur propre identité culturelle et leur propre langue ou dialecte. Cependant, le Vietnamien est la langue officielle qui sert de véhicule commun.

Le fondement de la culture au Vietnam repose essentiellement sur une tradition folklorique. C’est un riche patrimoine qui comprend mythes et légendes, contes et récits anciens.

Parallèlement à la littérature orale, la littérature savante, ou académique, a fait son apparition auVietnam avec des oeuvres rédigées en caractère chinois ( Xè siècle). Pendant très lontemps, les cultures venues du Nord et la culture Indienne, par le truchement du Bouddhisme et du Confucianisme, ont exercé une profonde influence sur la littérature et l’écriture Viêtnamiennes. Néanmoins, l’identité nationale s’est renforcée avec l’apparition au XIIIè siècle de la littérature en caractères nom (transformation des caractères chinois selon la phonétique Viêtnamienne).

Puis, au XVIIè siècle, des missionnaires occidentaux ont utilisé l’alphabet latin pour transcrire la langue Viêtnamienne, donnant naissance au “Quoc Ngu”, qui s’est répandu pour devenir l’écriture officielle du Viêt-Nam.

Us et coutumes vietnamiens

Dans la vie spirituelle des Viêtnamiens, ont toujours existé plusieurs formes de croyances et religions différentes, parmi lesquelles on retrouve le culte de Bouddha, le culte des ancêtres, celui du génie protecteur du village, le culte des esprits, de la mère, ou encore celui des héros ayant servi le pays.

La fête des récoltes: toutes les communautés ethniques du Vietnam célèbrent la fin des récoltes, bien que les dates varient selon le lieu et les coutumes locales.
Le paysan profite de l’occasion pour demander des récoltes fructueuses au Dieu de la nature.

La culture Viêtnamienne est basée sur l’activité agricole, et le peuple est très attaché à sa terre natale. La société est structurée de telle sorte que la population est organisée en villages et communes dans les régions rurales et, en corporations dans les régions urbaines.

Aujourd’hui, par exemple, chaque village possède sa propre convention des artisans, qui définit les règles de vente entre les commerces. Ces conventions ont pour but d’encourager les bonnes moeurs. Le musée d’Histoire d’Hà Nôi compte un grand nombre de ces conventions dans sa collection.

Le culte du génie tutélaire : la sagesse Viêtnamienne encourage toujours à penser à la source de l’eau que l’on boit, c’est à dire à remonter aux origines des choses. Ainsi, plusieurs villages possèdent un temple où les habitants peuvent rendre hommage au génie qui a fondé leur localité.

Le culte de la Mère (Mau ou Me): prend son origine dans celui des divinités de l’époque antique, des déesses de la montagne, de la forêt, de l’eau.

Les noces : il s’agit d’un évènement très important dans la vie des Viêtnamiens. Jadis, l’organisation d’un mariage était beaucoup plus élaborée.

D’abord, la famille du jeune homme apportait des présents à la belle-famille pour lui demander la main de la jeune fille.

Le jour suivant la célébration du mariage, les époux allaient dans la famille de la mariée pour rendre hommage à ses ancêtres.

Aujourd’hui, les cérémonies ont tendance à être beaucoup plus simples qu’auparavant, car les noces traditionnelles peuvent être très coûteuses.

Une nouvelle maison : par le passé, la construction d’une nouvelle maison marquait l’un des trois évènements importants dans la vie des paysans. De nos jours, la célébration de la construction d’une nouvelle maison est toujours très populaire . Les voisins, les amis et les parents sont invités à un banquet pour partager le bonheur du propriétaire.

La célébration de la longévité : à chaque anniversaire, un homme gagne un peu plus de respect de la part de ses pairs.

De nos jours, lorsque les parents et les grands-parents atteignent l’âge de 70, 80, 90 ans, les familles organisent la cérémonie de la longévité.

La personne fêtée reçoit alors une tunique rouge et des fleurs. Elle sait alors qu’elle ne passera pas ses dernières années dans la solitude.

Les funérailles : selon le proverbe Viêtnamien “ la mort signifie le bout du chemin”, d’où l’importance d’avoir des funérailles solennelles.

La cérémonie se déroule dans un ordre rituel. Le mort est d’abord lavé et habillé. Puis on lui introduit un peu de riz et trois pièces de monnaie dans la bouche à l’aide de baguettes. Le corps repose à terre sur une natte parce que selon le dicton “celui qui est né de la terre, retourne à la terre”. Le mort est ensuite enveloppé d’un linceul de toile blanche et couché dans le cercueil. Aujourd’hui, les funérailles sont plus simples. Le corps est recouvert d’un linceul avant d’être couché dans le cercueil. Ensuite ont lieu le cortège funèbre, l’enterrement et les visites à la pierre tombale. Les membres de la famille portent un turban blanc ou un brassard noir en signe de deuil.

Le chique de bétel : une chique de bétel se compose de quatre ingrédients, soit la noix d’arec pour le goût sucré, la feuille de bétel pour le goût amer et la chaux pour le goût âcre. Ce cérémonial remonterait à l’époque des “Hung Vuong”.

Les personnes qui mâchent le bétel seraient plus aimables et plus joyeuses.
Elle fait partie des plateaux d’offrandes consacrés au culte des ancêtres.

La pipe de thuoc lao” : les Viêtnamiens aiment aussi fumer le “thuoc lao” , c’est à dire le tabac fort. Les hommes fument autant dans les moments de tristesse que dans les moments de réjouissance.

Costumes Viêtnamiens

Le Vietnam comprend 54 ethnies ayant chacune leur propre costumes traditionnels.

Vu leur diversité et leur abondance, on pourrait facilement leur consacrer un chapitre complet. Nous nous contenterons d’introduire le costume traditionnel des Viêts.
Le costume traditionnel des Viêtnamiennes a évolué au fil du temps .

Le traditionnel “Ao Daï”: ce sont les seigneurs et les mandarins du XVIIIè siècle de Hué qui créèrent l’Ao Daï , qui était censé hériter de la beauté des trois régions du Nord, du Centre et du Sud. Il s’inspirait du modèle de la tunique des femmes chams.

Même si la mode occidentale a fait son entrée dans le pays, le costume traditionnel est toujours très prisé par les Viêtnamiennes pour les grandes occasions.

Le Chapeau conique : il est apparu au Vietnam au XIIIè siècle, sous la dynastie des Tran. Il est fait de 3 éléments : le bambou pour l’armature, les feuilles de latanier et les fibres du moc, pour coudre les feuilles à l’armature.

Le Théâtre

Le “Cheo” (théâtre populaire) : produit du delta du Fleuve Rouge, le cheo comprend à la fois danse, la musique et des histoires populaires. Le cheo peut-être présenté sur la scène, au théâtre, mais il peut tout simplement être joué sur une natte étalée au milieu de la cour de la maison communale. Il y a toujours un échange entre les spectateurs et les acteurs.

Le “tuong” (théâtre classique) : ce genre théâtre comprend la danse, le chant, la narration, la musique, le tout atteignant un haut niveau de stylisation. De nos jours, l’utilisation du maquillage et des décors aident à visualiser la montagne, la rivière, l’aube, le crépuscule, la bataille, la chevauchée, la montée dans la barque, et d’autres scènes typiques.

Le “cai luong” (théâtre rénové): si le tuong revêt le caractère de la cour, le cheo le caractère populaire, le cai luong porte un caractère citadin. Pour ce genre artistique, le chant joue un rôle important, et demande une voix douce et mélodieuse.

Les marionnettes sur l’eau : c’est un art spécifique au Vietnam, il a vu le jour sous la dynastie Ly (1009-1225). Chaque marionnette est sculptée à la main. Elle est faite de bois et imperméabilisée par une couche de peinture laquée. Le personnage le plus représentatif est “Chu Teu” , un petit bonhomme jouant le même rôle que le bouffon dans le cheo. “Chu Teu” un petit bonhomme au visage rond, à la mine joviale et espiègle est le plus connu, le spectacle commence toujours avec lui pour faire rire les spectateurs. Les acteurs sont dans l’eau jusqu’à la taille, cachés derrière un rideau, ils actionnent les marionnettes à l’aide de longues perches et des fils.

Ces marionnettes sur l’eau représentent des personnages mythiques, légendaires, mais ceux qui reviennent le plus souvent ce sont les habitants populaires vietnamiens. Dans le patrimoine des marionnettes sur l’eau, il y a 30 numéros traditionnels et une centaine de pièces nouvellement créées pour le bonheur des petits et des grands.

Danses

Les danses folkloriques : deux types de danses, avec ou sans accessoires. En exemple, l’accessoire principal peut être une coiffe ornée d’une plume d’oiseau. Les Viêtnamiens aiment bien les coiffes.

Les danses rituelles : ces danses s’attachent aux cérémonies, aux croyances, aux moeurs et coutumes des différentes ethnies Viêtnamiennes. Ces danses sont exécutées par des sorciers qui sont spécialisés dans les cérémonies de culte.

Les danses royales : sous la dynastie des “Nguyên” , le rituel le plus captivant est le “bat dap”, auquel participent 64 danseurs. Le lan est aussi une danse qui retient l’attention. Ces performances exploitent généralement les thèmes de l’amour et de l’affection.

La Musique

Depuis des temps immémoriaux, les Viêtnamiens ont montré de l’inclination pour la musique.

Les airs populaires : la province de Bac Ninh est le berceau des airs populaires “quan ho”.
Le répertoire du quan ho comprend plus de 180 chants, sans compter leurs nombreuses variations.

Le “sli boc” : originaire du groupe minoritaire des Nung. Le sli boc est chanté à l’extérieur, alors que les garçons et les filles font connaissance à l’occasion du marché.

On peut citer en plus : le hat van, le hat then et les chants “xam” qui sont très anciens qui étaient interprétés par des aveugles.

Les musiques et chansons de Hué: la part des instruments est très importante et certains morceaux sont même uniquement instrumentaux. En écoutant la musique de Hué, on ressent une combinaison harmonieuse de la cour et des airs populaires du centre.

Instruments traditionnels

Le lithophone (dan da) – Instrument à percussion du groupe des xylophones et des métallophones. Cet instrument pourrait avoir existé il y a plus de 3000 ans.

Le t’rung, même famille que le lithophone. Très répandu chez les ethnies des Hauts Plateaux du Centre. Il est formé de tubes de bambou dont un bout est bouché et l’autre taillé en biseau. Pour jouer, on utilise deux baguettes de bambou pour frapper sur les tubes.

Les gongs : en alliage de cuivre, d’argent, d’or et de bronze. Instruments musicaux sacrés, ils sont destinés aux cérémonies de culte, des noces ou du nouvel an.

La flûte de bambou : elle mesure 40cm de long et fait 2 cm de diamètre. Elle est percée de 6 trous.

Aussi, le k’ni, le dan nguyet, le dan day et le dan bau ou harpe unicorde , à une seule corde, c’est le plus original des instruments. Cette harpe permet au musicien de moduler toutes les notes de la gamme pentatonique.

Beaux Arts

On a retrouvé des gravures dans une grotte à Hoa Binh, datant d’environ 10.000 ans, des louches en cuivre à Hai Phong, de même qu’une lance de cuivre à Thanh Hoa, qui remonte au IVè siècle av-J.C.

La peinture traditionnelle pratique le culte des ancêtres. Elle combine les valeurs culturelle et des techniques ancestrales. Citons, la peinture Dong Ho, du village de Ho dans le district de Thuan Thanh, province de Bac Ninh; la peinture de Hang Trong, elles sont recherchées pour les images de culte dans les temples. Les peintures de Kim Hoang qui sont réalisées à l’extérieur des anciennes limites de Thang Long (Hà Nôi) – Ces peintures rappellent ceux des peintures Dong Ho, mais elles comprennent également des caractères chinois.

Les peintures du village de Sinh : aux alentours de Hué, sur des croyances mystiques et reliées à la nature du Vietnam ancien.